Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 20:48

Dans le cadre de Itinéraires des Photographes Voyageurs > 1-30 avril Bordeaux

 14 expositions, 10 lieux

 

Vernissage de mon ensemble photographique Variations au Marché de Lerme, samedi 5 avril à 14 h 30.

Photographies réalisées entre l'Indre et la Creuse, suite à une résidence au musée de l'Hospice Saint-Roch d'Issoudun.

 

Programme détaillé du festival Itinéraires des Photographes voyageurs sur http://itiphoto.com/

 

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Variations

 

 

On en parle : Photo.fr par Cyrielle Gendron

 

Chasseur d'Images avril 2014. Herve Le Goff


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VENDREDI 4 AVRIL À 18H30 Rocher de Palmer à Cenon Vernissage Jean Michel Léligny et Andrea Schmitz

 

SAMEDI 5 AVRIL

9H30 > Act'Image - Coqueray Emmanuelle

10H30 > Grilles jardin publicBastien Dessolas et Kristof Guez

11H15 > Voyageurs du Monde - Joanna Chudy

12H00 > Salle Capitulaire Cour Mably Thierry Girard et Julie Bourges

14H30 > Marché de Lerme - Aurélia Frey

16H00 > Institut Cervantes - Kike Aspano

17H00 > Espace St Rémi Marine Lanier et Zaida Kersten

18H30 > PORTE 44 MC2A - Malala Andrialavidrazana

19H30 > Arrêt sur l'ImageOlivier Brossard et Yannick Vigouroux

Par Aurélia Frey - Publié dans : Expositions
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Lundi 25 novembre 2013 1 25 /11 /Nov /2013 17:59

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Je me suis particulièrement intéressée à Esprit d'hiver de Laura Kasischke comme lectrice mais aussi comme photographe pour des raisons que je vais préciser.

 

Il faut posséder un esprit d'hiver : ce vers de Wallace Stevens donne son titre au roman. Et ce vers résume à lui seul toute l'atmosphère dans laquelle baigne le récit, la tristesse qui en émane, ainsi que cette sensation de malaise insidieux que le talent de l'auteur concrétise par le jardin de Holly. Les roses y sont encapuchonnées pour résister aux rigueurs d'un hiver du Michigan et semblent peu à peu ensevelies sous la neige qui ne cesse de tomber.

 

Oui, Holly, regarde la neige tomber sans discontinuer, la coupant ainsi du monde en ce jour de Noël où elle devrait recevoir parents et amis. Ceux-ci, peu à peu se décommandent, ne pouvant braver la tempête. Même son mari parti chercher ses parents à l'aéroport, ne peut la rejoindre, obligé de conduire sa mère malade à l'hôpital. Holly reste seule avec sa fille adoptive Tatiana. Mais cette journée n'en finit pas de déraper. Pourquoi Tatiana est-elle si hostile à sa mère? Pourquoi sa conduite est-elle aussi étrange? Holly s'interroge et nous livre à travers ces perturbations météorologiques et psychologiques, des bribes de ses souvenirs qui reconstituent toute l'histoire de l'adoption de Tatiana et aussi de son propre passé.

 

Holly perd pied, moi aussi; l'angoisse me gagne, pernicieuse : il y a cet orphelinat sibérien où vivent et meurent des enfants affamés et maltraités. Il y a le désir lancinant éprouvé par Holly d'écrire de la poésie et son impuissance à aligner un mot devant la feuille blanche, métaphore de la stérilité d'Holly qui ne peut enfanter. Et puis cette malédiction qui semble peser sur la famille depuis l'adoption : Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusqu'à chez eux? pense Holly. Et ce quelque chose introduit le malheur dans sa famille. Je me suis laissée glisser dans l'histoire comme dans un grand bain d'eau glacée, complètement prise par cette atmosphère grise, cotonneuse, délétère, ne comprenant pas, comme Holly, ce qui m'arrivait.

 

J'ai été fascinée par la langue de Laura Kasischke qui est belle, très poétique, très douce malgré sa cruauté. J'ai été particulièrement sensible à son style, à sa manière de procéder par petites touches impressionnistes, un peu floues, mais qui finissent par former une image complète, se précisant graduellement devant nos yeux. Dans mon travail photographique, en effet, je m'intéresse aux non-dits, à ce qui se passe sous l'image, au sens caché des choses, aux frontières entre la réalité et son interprétation. Et c'est bien ce que fait Laura Kasischke dans Esprit d'hiver. Elle nous montre un paysage noyé par la neige mais qui en révèle un autre, un paysage intérieur, l'esprit de Holly gagné par la mort de cette saison. L'extérieur renvoie à l'intérieur, une correspondance secrète. Les mots et les faits ont un double sens, les roses ne sont pas des fleurs mais des "petits crânes", le rôti n'est pas de la nourriture mais "une chose morte", le verre cassé renvoie lui aussi à autre chose. Tatiana n'est pas celle que l'on pensait qu'elle était… L'image devient le reflet du reflet, on se laisse tromper par ce jeu de miroir. On ne comprend pas la vérité car elle se dérobe et pourtant, le livre fini, on s'aperçoit que tout est là, que la romancière nous donne tout au long du roman les clefs de compréhension. On ne savait pas ce qui se passait mais on le pressentait ; peut-être qu'on l'avait toujours su mais en refusant l'évidence… tout comme Holly!

Un très beau roman et quelle force dans cette écriture!

 

 

Merci à Price Minister et à Christian Bourgeois éditeur

 

 

Par Aurélia Frey - Publié dans : Lecture en images
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Mercredi 30 octobre 2013 3 30 /10 /Oct /2013 18:23

 

Dans le cadre de l'exposition collective NOIR(S) présentée à la LA(B) galerie Artyfact

 Dans une heure ce sera l'aube

 

Les images présentées dans le cadre de l'exposition collective NOIR(S) font partie de différents ensembles photographiques.

Images extraites des ensembles Variations, Nevermore, Passage

 

« C'est au-dedans de soi qu'il faut regarder le dehors » écrit Victor Hugo. C'est cette perpective que j'ai  toujours choisie pour mes photographies. Je plonge en moi-même pour exprimer mon rapport avec le monde, pour établir ce passage du réel à un monde invisible fait de sensations, de petits rien qui forment un tout. Je cherche à emprunter la passerelle qui joint les mondes pour atteindre un ailleurs.

Ce passage, je ne peux le faire qu'en explorant les infinies possibilités du noir. C'est par le noir que j'entre en moi-même, que je m'efface et m'oublie. Or c'est du noir que jaillit la lumière; celle-ci ne peut exister que par l'obscurité qui la transcende :

Je connais l'étrange / Variété du  noir / Qui a nom lumière dit le poète Charles Guillevic.



 Mon univers est donc fait de lumières et d'ombres. De l'ombre à la lumière, de la lumière à l'ombre, naissent les perspectives, les chemins, les multiples possibles qui ouvrent les frontières du visible à l'invisible, du monde réel, physique, concret au monde intérieur.

 

Le paysage réel devient fantasmé, sorti de la brume, il naît de l'ombre comme façonné par la lumière. Je photographie de la même manière la peinture, je cherche en filigrane à traverser la matière, à passer derrière le tableau : la peinture devient paysage, le paysage est peinture. L'obscurité lumineuse de la fenêtre me projette dans un ailleurs dont on ne sait pas trop où il se situe. L'objet mis en lumière, révélé, acquiert une vie propre.

 

 

Ces images ont pu être réalisées grâce au soutien de la Région Limousin, Région Centre, DRAC centre, Musée de l'Hospice Saint-Roch, Communauté des communes de la ville d'Issoudun.

 

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Par Aurélia Frey - Publié dans : Expositions - Communauté : Auteurs Photographes
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Mercredi 30 octobre 2013 3 30 /10 /Oct /2013 09:07

Travail au laboratoire Voies off ( Christophe Laloi, directeur) pour les images montrées dans le cadre de l'exposition collective NOIR(S) à la LA(B) Galerie Artyfact.

 

Merci à toute l'équipe avec Marcela Tinoco pour les tirages et Nicole pour l'encadrement !preparation_expo_noirs_montage-copie-1.jpg

Par Aurélia Frey - Publié dans : Expositions - Communauté : Auteurs Photographes
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Mercredi 30 octobre 2013 3 30 /10 /Oct /2013 06:31

Je suis très heureuse de participer à l'exposition collective à la  

  LA(B) Galerie Artyfact sur le thème NOIR(S)

 

 

Exposition du 8 novembre au 21 décembre 2013

Vernissage le jeudi 7 novembre à partir de 17 heures 

   9, rue Forest Paris 18

Gaëlle Abravanel, Galeriste - Commissaire d’exposition - 06 88 18 99 79
Carine Burkel, Galeriste - RP / Evénementiel - 06 63 54 65 88
Vanessa Fumey, Galeriste - Relations commerciales - 06 24 62 38 63

Présentation de l'exposition :

 

Le noir est essentiel.
Dans un monde où les couleurs sont omniprésentes, le noir est le seul à pouvoir révéler une atmosphère particulière et à part.
Tantôt associé à la mort, à la tristesse, au néant ou à la peur, tantôt à la simplicité et à l'élégance, NOIR(S) met en scène l'ambivalence de cette couleur.


L'exposition NOIR(S) avec Vincent Bengold, Saïda Bettayeb, Cath.An., Nathalie Déposé, Natacha Est Gauchère, Aurélia Frey, Eva Maria Guichard et Lana Land, Max Kuiper, Perrine Lamy Quique, Louise Narbo, Annakarin Quinto juxtapose un regard sombre sur le monde à un univers poétique et esthétique.


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Par Aurélia Frey - Publié dans : Expositions - Communauté : Auteurs Photographes
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Profil

  • www.aureliafrey.com Diplômée de l'ENSP, Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles. Membre de la section artistique de la Casa de Velazquez / Madrid, Espagne 2008-2010

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