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The nuanced relationship between theatricality and space is explored in Aurelia Frey black and white photographs of faces and abstracted natural settings. In a series entitled 'Through the dark forest', the young French photographer presents a cast of characters straight of a crystal ball - though contemplated by the viewer, they themselves seem to be haunted by the act of looking, caught in a world of abstract darkness that is half film-noir drama, half nightmarish reverie. But there's a calmness that runs through these personages' expressions - as if they had rehearsed it all in front of a reflecting window, or as if they were preparing their own film-still takes, as if they were acting out a plot they cannot change, looking slightly askance through a mirror that simply, immediately changes what's normal into a play. If there could ever be frank portraiture of fairies, this is what it might look like, partial, vivid, slightly paranoid of being found out. The perfect foil to these masks are the forests whose misty, placid and slightly amorphous nature Frey candidly captures, as richly as if she lived in them. Or, if you will forgive my own personal projections, could they the metaphoric settings for the theatre of torn expressions we saw above?

Lupe Nunez-Fernandez
November 2007

 

(Lupe Nunez-Fernandez has worked on a variety of international art and editorial projects, most recently as ArtReview's senior editor)


Traduction en français :
Dans ses photographies en noir et blanc de visages et décors naturels abstraits, Aurelia Frey explore la relation nuancée entre théatralité et espace. Dans une série intitulée "par la foret obscure", la jeune photographe française présente un choix de personnages sortis d'une boule de cristal -bien que contemplés par le spectateur, ils sont eux-mêmes hantés par l'acte de regarder, prisonniers d'un monde d'obscurité abstraite qui est à moitié effet dramatique d'un film noir, moitié songe cauchemardesque.
Mais il y a une sérenité dans les expressions de ces personnages - comme s'ils avaient répété devant une vitre réfléchissante ou s'ils préparaient une scène de leur propre film figé, comme s'ils jouaient une intrigue qu'ils ne peuvent changer, regardant subrepticement dans un miroir qui, simplement et instantanement, transforme la normalité en pièce de théâtre. Si l'on pouvait réellement faire le portrait des fées, il pourrait ressembler à cela, fragmenté, vif,lavec la légère paranoïa d'avoir été découvertes. Le pendant à ces masques sont les forets embrumées,placides,légerement amorphes, qu' Aurélia Frey capture avec candeur comme si elle y avait vécu. Ou, si vous me pardonnez une projection personnelle, pourraient-elles être les décors métaphoriques du théâtre de ces expressions déchirées que nous avons ci-dessus ?

Lupe Nunez-Fernandez
November 2007
Trad : A. F

Tag(s) : #Textes sur série
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