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Nous découvrons parmi les oeuvres d’Aurélia Frey des gravats poussiéreux, des murs décrépis, des objets abandonnés, des canapés crevés, des paysages proches ou lointains (en France, au Pérou…), des visages, de l’espace et de la lumière… L’artiste photographie aussi des images déjà existantes, plus anciennes, aînées fantômatiques : peintures, fresques, vieilles photographies, figures éblouies par un coup de flash ou calfeutrées dans les plis d’un clair-obscur…
(…) Aurélia Frey creuse discrètement un passage vers l’envers du monde et des images objectives (un envers qui n’est pas renversement brutal mais voisinage, contiguïté, glissement…), leur inconscient flottant et parallèle, leurs fêlures et leur étrangeté. Le monde et son verso, le miroir et sa traversée, le réel et sa part d’imaginaire : Aurélia Frey s’en fait la « passeuse », le point de bascule, le détour, la « sente visuelle ». Les traces du réel s’avèrent peuplées d’innombrables fantômes qu’un peu d’attention, un trouble léger, un voile de brume, une fine couche de neige ou de poussière permettent de révéler ou de désigner.

Jean-Emmanuel Denave


voir le texte sur le site Lyon Septembre de la photographie

Tag(s) : #Expositions
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